Être antifa aujourd’hui

Pour certaines et certains l’antifascisme est une lutte réduite à une période historique révolue, d’autres le limitent à la lutte contre le Front National, et d’autres encore estiment qu’il s’agit d’un combat marginal entre extrémistes des deux bords et que ça leur passera avec l’adolescence…
Pour nous, le fascisme est une idéologie, une construction politique et dans ce sens, notre société présente déjà bien des symptômes. Nous troquons de plus en plus notre liberté contre «plus de sécurité» ; mais n’y a-t-il pas pire insécurité que la perte de liberté ? 

L’antifascisme ne peut se résumer à la lutte contre le FN, d’autant qu’à la veille d’élections, la tentation de s’allier ou s’approprier ses thématiques populistes et sécuritaires, pour grapiller quelques voix, est bien tentante : son idéologie se diffuse dans tous les programmes politiques.

Se déclarer antifasciste devrait être une évidence pour toute citoyenne et tout citoyen soucieux de démocratie, car nous avons toutes et tous à participer aux changements des mentalités et contribuer – à notre échelle – à la construction d’une société sans discrimination.

Une indignation s’est exprimée lors du décès du jeune Clément Méric mais elle ne doit pas rester sans suite : il faut lutter chaque jour, partout, pour déconstruire les propos simplistes et mensongers des extrémistes et des populistes.

Nos principaux axes de lutte :

•  Extrêmes-droites, populisme, néo-nazisme.

•  Racisme, islamophobie, discriminations, droit des étrangers

•  Sexisme, homophobie, ordre moral

•  L’obsession sécuritaire

Des actions variées :

•  des actions d’information et de sensibilisation

•  des initiatives culturelles

•  des actions unitaires (le Réseau est membre de la CONEX,
Coordination Nationale contre l’EXtrême-droite)

•  la mise à disposition d’outils et matériels militants

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