Élections municipales

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COORDINATION NATIONALE

COORDINATION NATIONALE

Le Front national a gagné son pari de s’implanter, placer des élu-es, leur conférant ainsi un statut de notables, étape nécessaire pour conquérir davantage de pouvoir lors des prochaines élections : européennes et nationales.

Pour ces municipales, le FN a présenté 597 listes électorales – dépassant déjà son record de 1995 où il avait alors conquis Toulon, Marignane, Orange puis Vitrolles en 1997.
Au premier tour le couple Bompart a été reconduit à Orange et Bollène, et Hénin-Beaumont est tombée à son tour. À l’issue des deux tours, ce sont 14 maires d’extrême-droite (11 FN) qui ont été élu-es, 1625 conseillèr-es (1525 FN, contre 80 en 2008) qui vont pouvoir appliquer les consignes de leur parti : c’est à dire s’abstenir et s’opposer à toute dépense.

Les reculs et défaites du mouvement social face aux exigences de la finance, le choix d’une politique par le pouvoir qui favorise l’accroissement des inégalités et de la pauvreté, les « affaires » qui souillent la vie politique nationale et locale, ont entraîné une forte abstention populaire et une colère dévoyée par le Front National.
Le F.N. s’est aussi nourri de la propagation des idées réactionnaires, racistes, sexistes, homophobes et nationalistes diffusées par les « Manif pour tous », « Printemps français », « Jour de retrait de l’école » et autre « Jour de colère »…

La complicité idéologique d’une partie importante de la droite avec les thèmes frontistes a contribué aussi fortement à la banalisation de ce vote extrémiste. Les politiques continues – de droite comme de gauche – de chasse à l’humain et reconduites forcées de personnes en détresse, ont légitimé les idées xénophobes.

En ce mois de mars 2014, plus de 36% de la population se sont détournés des urnes, marquant leur désaccord avec les politiques successives qui ont été menées, avec les programmes proposés, quels qu’ils soient. La politique présidentielle de Hollande, à l’opposé de ses promesses électorales, a détourné les votes de gauche.

La CONEX appelle à toutes les personnes soucieuses de démocratie :
– à se mobiliser ensemble, dans toutes les villes où le FN va exercer un mandat municipal, pour veiller et surveiller ses élu-es, faire connaître leur politique et leurs (in)actions,
– à protéger et soutenir leurs victimes,
pour que les électrices et électeurs puissent connaître la vraie nature de ce parti.

Des actions sont d’ores-et déjà prévues :
• Du 12 au 26 avril : le Festival du Film Antifasciste, à Reims, organisée par le C.L.A. (clareims.canalblog.com) et la CONEX sera un moment fort de rencontres et de débats. Il permettra également de renforcer et coordonner la lutte contre l’extrême droite.
• Le 1er mai : Plus que jamais, les manifestations syndicales doivent être l’occasion de dénoncer avec force et dans l’unité l’imposture sociale que représente le FN, le pire ennemi des salarièrEs, tout en exigeant des mesures sociales urgentes pour sortir de la crise.
• Les 31 mai et 1er juin : rassemblement « Paroles de Résistances» au Plateau des Glières (74)
• Le 5 juin : Un an après le meurtre de Clément MERIC par des nervis skinheads d’un groupuscule d’extrême droite, la CONEX appelle à participer aux manifestations organisées sur tout le territoire.
• Les assises nationales de la CONEX sont également prévues dans les prochains mois.

Paris, le 13 avril 2014.

Contact : conex@riseup.net ………… www.conex-coordination.fr